2 H

LA PUISSANCE
DU H

Le système hybride intégral de Lexus associe intelligemment les moteurs électriques et à essence.

3 ExplicationHybride

L'HYBRIDE FAIT
LA DIFFÉRENCE

Réduction des émissions, performances époustouflantes, économies de carburant et plaisir de conduite.

4 SystHybride

BON, MIEUX,
MEILLEUR

Le système hybride intégral est le plus sophistiqué, et c'est le seul que nous employons.

5 LeSystHybrideFaitLaDifference

NOTRE GAMME
DE VÉHICULES HYBRIDES

La gamme hybride.

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IMAGES ET
VIDÉOS

La gamme hybride.

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VOITURES
CONCEPTUELLES

Les voitures conceptuelles de Lexus offrent un aperçu fascinant de notre future évolution en matière de design.

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INNOVATION
DU DESIGN

Cette rubrique met en évidence certains des concepts et éléments les plus marquants du design.

IS300h Fsport Loc 12 JH 2013

ENTRETIEN ET
RÉPARATIONS

Nous connaissons votre Lexus mieux que quiconque : après l’avoir dessinée et produite, nous avons formé les techniciens de notre réseau pour en prendre soin.

1 AvantagesFiscaux FiscaleVoordelen

GARANTIE ET
ASSISTANCE

Chez Lexus, nous voulons tout particulièrement souligner notre engagement pour la qualité et la fiabilité de nos services. Découvrez les Garanties Lexus et Lexus Assistance.

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PIÈCES ET
ACCESSOIRES

Les pièces d'origine Lexus garantissent le parfait fonctionnement de votre Lexus et lui assurent une longue durée de vie.

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VOUS ET
VOTRE LEXUS

Découvrez dans cette rubrique l’ensemble des services proposés par Lexus.

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ENTRETIEN AVEC LA
DESIGNER NERI OXMAN

FÉVRIER 2017 AU MIT MEDIA LAB

1. Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez reçu l'offre de Lexus International ?

Lorsque Lexus a approché le Mediated Matter Group, nous travaillions sur un projet développé par l'équipe et visant à imprimer en 3D un verre optiquement transparent. Nous avons initialement lancé cette technologie en 2015 et, depuis lors, nous tentons de la repenser à partir de zéro, afin de parvenir à fabriquer un verre à l'échelle architecturale. Cette technologie était en attente d'un projet (contrairement à l'habitude qui veut qu'un projet attende une technologie) et ce fut Lexus !

2. Comment interpréteriez-vous le thème « À LA FOIS » ?

À LA FOIS est une expression intéressante, car elle est porteuse de sens uniquement en contexte : à la fois ancien et moderne. Pour cette raison, elle indique un ensemble (un sens) qui est plus grand que la simple somme de ses parties (un ensemble de mots). Il s'agit d'une locution étrange – une sorte de formule – qui articule des liens entre des mots différents et souvent contradictoires : à la fois lent et rapide, dur et tendre, clair et foncé, à la fois progressiste et authentique, intemporel et actuel. Ces termes peuvent dès lors être vus comme un outil grammatical créant une synergie entre deux descripteurs qui, autrement, n'iraient pas ensemble ou apparaîtraient comme ambigus : une vision ancienne et, curieusement, à la fois si jeune. Ainsi, pour nous, l'expression À LA FOIS représente des ensembles qui sont plus grands que les sommes de leurs parties, qui peuvent inclure ce qui peut sembler, au premier abord, une contradiction ou une ambiguïté insoluble. Elle rassemble plutôt qu'elle ne divise.

3. Quel lien établiriez-vous entre le thème « À LA FOIS » et votre installation ?

Au sein du Mediated Matter Group, le thème « À LA FOIS » nous inspirait très fort, car il implique la transcendance d'un « monde d'éléments distincts » vers un « monde d'ensembles unis ».

Il existe deux manières de penser, par exemple, au design et à la construction d'un immeuble, d'un objet connecté, d'un avion ou d'une voiture. La première consiste à considérer chacun de ces objets de design comme une machine : un appareil – constitué d'éléments distincts – qui utilise la puissance mécanique et dont chaque composante a une fonction déterminée. Assemblés, ces éléments peuvent exécuter une tâche particulière, comme l'action utilitaire de voler (avion), de conduire (voiture) ou encore de vivre (immeuble). La seconde implique de considérer l'objet comme un organisme ou un « être », un ensemble plus grand que la somme de ses parties, qui transcende l'action de voler ou de conduire pour susciter l'expérience de voler ou de conduire : un bruit de portière caractéristique, la souplesse du volant, la qualité de la vue, l'âme d'un son, la qualité d'animation d'un dispositif mécanique, le don de la transparence. Lorsque ces différentes parties sont mises ensemble, elles génèrent une expérience qui ne peut pas être divisée en composantes. En réalité, dès que vous la décomposez, elle cesse d'exister. Nous pensons que cette approche est ancrée dans l'héritage de toute grande entreprise active dans le domaine du design.

La nature fonctionne aussi par synergie : elle est à la fois efficiente et efficace, fonctionnelle et magnifique, intemporelle et actuelle, constante et cyclique, cohérente et adaptive, durable et écologique, équilibrée et réactive. Toutes les choses créées par la nature peuvent être perçues comme des ensembles qui sont plus grands que la somme de leurs parties.

Pour notre installation, nous avons voulu produire une expérience qui soit globale et ne relève pas d'une composition, tant en ce qui concerne la nouvelle technologie de base développée pour sa conception que son résultat en termes de design. Enfin, la synergie entre la machine et les organismes, la mécanique et le vivant, a fini par nous guider et nous inspirer.

4. Qu'est-ce qui rend la technologie d'impression du verre en 3D si particulière ?

En résumé, nous pouvons imprimer des verres optiques à des échelles architecturales.

Les méthodes de soufflage, de pressage et de mise en forme du verre – entre autres – ont toutes eu pour but de parvenir à améliorer la performance et la fonctionnalité du verre. Cependant, la capacité à ajuster les propriétés optiques et mécaniques du verre à haute résolution spatiale lors de la fabrication est demeurée, dans l'ensemble, une fin sans moyens.

La production additive du verre nous permet de générer des structures qui peuvent être géométriquement personnalisées et optiquement adaptées en matière de haute résolution spatiale de fabrication. Par le passé, nous avons également effectué des expériences avec des dégradés de couleur et avons étudié les manières dont les couleurs peuvent influencer les performances environnementales, en particulier le rayonnement solaire à des fins de maîtrise de l'énergie. Étant donné que nous pouvons concevoir et imprimer en 3D des composantes d'épaisseur variable et aux caractéristiques complexes – contrairement au soufflage du verre où les particularités intrinsèques reflètent la forme extérieure –, nous sommes en mesure de contrôler la transmission solaire. En d'autres termes, à l'inverse d'une pièce en verre pressé ou soufflé – dont la surface intérieure est forcément lisse –, une pièce imprimée peut présenter des éléments de surface complexes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur ; ces caractéristiques pourraient servir de verres optiques et produire des jeux de lumière complexes foudroyants.

Cette faculté permet l'impression de verres optiques complexes, de dispositifs optiques de transmission pouvant concentrer ou disperser des faisceaux lumineux par réfraction. Grâce au projet actuel, nous pouvons mieux comprendre les contraintes de conception liées à l'imprimante, notamment les angles, le rayon de braquage du dispositif d'impression motorisé, sur lequel il est possible d'imprimer – et de conserver – l'intégrité structurelle. Le groupe cherche, en outre, à mieux comprendre les caractéristiques mécaniques et optiques des objets imprimés.

Le Mediated Matter Group a – en collaboration avec le Glass Lab du MIT dirigé par Peter Houk et le département d'Ingénierie mécanique du MIT – dévoilé la première imprimante à verre en 2015. Depuis lors, nous avons travaillé sur la prochaine génération d'imprimantes. Notre imprimante 3D à verre de deuxième génération repose sur les efforts précédemment fournis par le Mediated Matter Group concernant la fabrication additive de structures optiques transparentes, instaurant une restructuration fondamentale de l'architecture de la plateforme et du contrôle des processus sur la base de propriétés matérielles. Notre objectif est de créer une plateforme de production hautement fiable, capable de fabriquer des structures en verre ayant des propriétés mécaniques et optiques à la fois ajustables et prévisibles. Étant donné les températures de travail relativement élevées et la viscosité du matériel utilisé, le processus de fabrication exigeait une compréhension fondamentale du comportement thermodynamique du verre dans le cadre de la plateforme. Cette nouvelle plateforme de production est équipée d'un système de contrôle thermique numériquement intégré tout au long des processus de mise en forme du verre et est associée à un nouveau système de commande de mouvement quadri-axial, ce qui améliore l'efficacité du contrôle du flux, le taux d'exactitude et de précision spatiale, ainsi que la vitesse de production grâce au dépôt continu de verre en fusion, jusqu'à environ 30 kg.

5. Quel est le défi majeur de ce projet ?

Le projet implique plusieurs défis. D'un point de vue technique, il est difficile, car – pour la première fois – nous allons utiliser l'impression 3D de verre optiquement transparent pour des échelles architecturales. L'aspect le plus complexe de l'impression de verre à cette échelle, et de manière générale, est le fait que, pour ajuster ses propriétés mécaniques et optiques, il faut gérer, traiter et contenir le verre à une température très élevée. En vue de garantir que le verre coule suffisamment bien afin de pouvoir être extrudé à travers une filière, la matière doit être maintenue à une température supérieure à 1 000 °C. À cette fin, l'imprimante doit être équipée de chambres de chauffe séparées pour chaque étape du processus de fabrication : fusion, écoulement, recuisson, etc.

L'un des endroits les plus chauds de la planète – où des températures de 57 °C ont été enregistrées – est la vallée de la Mort, en Californie. Imaginez donc ce que signifie imprimer du verre à près de 1 000 °C ! Pourtant, c'est ce que nous faisons avec une équipe d'experts en matière de verre – dont certains soufflent le verre depuis des décennies –, qui sont formés pour manipuler cette matière avec le plus grand soin.

Pour construire l'imprimante, nous avons dû concevoir et développer des chambres de chauffe individuelles, de même que des composants informatiques logiciels et matériels pour chaque phase du processus de fabrication : la fusion, l'écoulement et la recuisson du verre. À chaque processus sa propre chambre, à chaque chambre sa plage de température. La difficulté technique détermine ainsi la nature du projet, mais aussi sa culture : comment concevoir le foyer parfait ?

Le deuxième problème technique lié au contrôle de la chaleur est la maîtrise de la lumière. Grâce à l'aide de brillants ingénieurs, notre équipe est parvenue à mettre en œuvre un environnement de contrôle du mouvement – ainsi qu'une interface très complexe – chargé de contrôler une source de lumière dynamique contenue dans chaque colonne et passant par le verre imprimé.

Le troisième défi – qui nous a sans doute donné la plus belle leçon d'humilité – n'était pas réellement un problème technique, puisqu'il s'agissait de constituer une communauté de personnes issues de domaines très différents : des architectes, des concepteurs de produits, des ingénieurs mécaniques, des ingénieurs logiciels, des chimistes, des spécialistes en sciences des matériaux, etc. Les membres de l'équipe provenaient de divers secteurs et départements universitaires et ont été réunis en vue de lancer notre nouvelle imprimante à verre et sa première intégration à l'échelle architecturale.

6. Que voudriez-vous que tous les visiteurs de Milan voient, ressentent ou vivent grâce à votre installation ?

Le verbe (voler, conduire, etc.) sans le nom (avion, voiture, etc.).

Nous avons voulu susciter l'expérience sans l'objet fonctionnel utilitaire, le voyage sans le véhicule. Nous avons voulu exprimer ce que serait voler ou conduire par une nuit étoilée sans la machine réelle. Pour l'exposition « LEXUS À LA FOIS », nous avons imaginé une série presque infinie de réflexions rotatives, faites de lumière, dont nous contrôlerions les mouvements afin de diriger le déplacement des personnes dans l'espace ; une expérience complète de ce que pourrait être un bain dans la lumière de la lune ou des planètes, une expérience cosmique foudroyante.

Nous avons exploré le thème « À LA FOIS » à travers la lumière, la matière et l'espace. Sur la lumière : la lumière a une double nature physique : elle est À LA FOIS une particule et une onde (Einstein croyait que la lumière était une particule [photon] et que le flux de photons était une onde). Notre but est que les visiteurs de l'exposition perçoivent cette dualité, non pas dans leur esprit, mais par leur propre expérience. Sur le verre : le verre est la matière par laquelle la lumière est réfléchie et réfractée, il est À LA FOIS ancien et moderne. Dans le cadre de cette exposition, nous lui donnons une nouvelle interprétation par l'impression en 3D. Sur l'espace : la combinaison de la lumière et de la matière générera, espérons-le, l'expérience d'être À LA FOIS immobilisé et suspendu ; la sensation d'être À LA FOIS soutenu et de pouvoir bouger sans effort à travers la lumière. Une forme cosmique de foudroiements.

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